#Maçons ou massons ? Choisir le bon #métier

Publié le par Alia Adil

Un jour comme un autre.

Je demande aux Jeunes que j'accompagne en projet professionnel, d'écrire sur une feuille, leur prénom et leur projet professionnel.
Je ramasse les copies, je ne m'étonne même plus à la lecture de "massons".

Massons !
"Massons" signifie que le Jeune veut devenir "Maçon"
J'ai appris à lire à haute voix ce qui est écrit. Massons n'est pas le verbe masser...

En ce qui concerne le "s", cette marque du pluriel, je me plais à imaginer que ce Jeune est très volontaire, courageux, déterminé...
Ce "S" en fin de mot montre qu'il envisage de construire, en tant que "maçon", pas une mais plusieurs maisons...

Robot maçon
Sauf qu'il me semble d'une stature assez frêle, ce jeune homme...
Alors je me demande s'il sera en mesure d'effectuer ce métier.

- Préparer du ciment;
- Porter les sacs
- Monter des parpaings
Toutes ces tâches sont assez physiques...
Alors je me demande pourquoi il n'existe pas déjà des robots maçons?

Quelques lectures sur ce sujet et celle-ci qui retient mon attention.
Source : http://www.scriptol.fr/robotique/robots/constructeur.php

Les composants du robot bâtisseur de maison

Le robot constructeur effectuant un nombre de gestes limité et travaillant parmi des humains [...

La première étape semble comparativement simple et peut faire appel à quelques algorithmes. Elle permettrait d'abaisser considérablement le coût des constructions et par conséquent, des loyers.

L'algorithme principal est similaire à celui d'une imprimante 3D. Il consiste à déplacer le robot plan après plan. Le principe ALM (Additive Layer Manufacturing) définit comment fabriquer des objets couche par couche à partir d'un modèle informatique. Plusieurs procédés se font concurrence, mais ici, seul le principe nous intéresse: la fabrication plan par plan à partir d'un programme par des machines doté d'un procédé de positionnement, un simple GPS en fait, et des capteurs pour évaluer les distances, de mains artificielles ou autre procédé de préhension.

Chaque plan invoque des tâches identiques correspondant à un algorithme simple comme poser une brique, tendre un fil, encastrer un élément, etc... Rien que l'on ne sache déjà faire.

Il est facile aussi d'entraîner les robots à réaliser ces tâches qui une fois mémorisées, pourront être reproduites à l'infini, avec éventuellement des paramètres de dimension et de forme. La raison pour laquelle ce n'est pas déjà fait tient sans doute à la mentalité peu évoluée des entrepreneurs du bâtiment. Proposer une évolution technologique à ceux-ci, c'est comme montrer la première bouteille en verre à l'empereur Néron. Pourquoi diable voudrait-il commencer à changer le monde qui marche si bien? (pour lui).


La mentalité peu évoluée des entrepreneurs du bâtiment ?

Alors là, je me demande...

Publié dans métiers anciens

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